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Gratuit, sans compte

Votre mère est tombée. Ce qu’il faut faire dans les 72 heures.

Une chute abîme trois choses à la fois : le corps, le logement et la confiance. Les 72 heures qui suivent décident du reste, et vous n’avez que quelques décisions à prendre.

D’abord : est-ce une urgence médicale ?

Appelez le 15, ou le 112 depuis un mobile, si l’une de ces choses est vraie.

  • elle a perdu connaissance, même quelques secondes
  • elle est confuse ou ne vous reconnaît pas depuis la chute
  • elle ne peut pas se relever ou ne peut plus poser le pied
  • elle a mal à la poitrine, elle respire mal
  • elle prend un anticoagulant et s’est cogné la tête
  • un membre est déformé, ou le saignement ne s’arrête pas

Dans le doute, appelez. Le 15 est un service de régulation : un médecin vous répond et décide avec vous. Ce n’est pas déranger.

Si rien de tout cela n’est vrai, la chute reste un événement médical. Elle doit être vue par le médecin traitant dans les 48 heures, même si votre mère dit que ce n’est rien.

Les six choses à faire dans les 72 heures

  • Demandez un écrit. Compte-rendu des urgences, ou mot du médecin traitant. Sans écrit, aucune démarche n’avance.
  • Faites chercher la cause. Une chute a presque toujours une explication : tension, médicaments, infection urinaire, vue, alcool, dénutrition. Demandez laquelle.
  • Demandez l’évaluation de l’autonomie. C’est le classement GIR, et c’est lui qui ouvre l’APA. Le médecin ou le département la déclenche.
  • Regardez le logement, une fois, franchement : tapis, fils, éclairage de nuit, barre dans la douche, tabouret de douche, marches.
  • Réunissez trois papiers : le dernier avis d’imposition, la carte vitale et la mutuelle. Ils sont demandés par tout le monde, tout le temps.
  • Prévenez la famille de ce que vous faites. Informer n’est pas demander l’accord de chacun.

Ce qu’une chute annonce souvent

La première chute est rarement la dernière. Ce qui suit n’est pas la fracture, c’est la peur : votre mère marche moins, perd du muscle, et tombe à nouveau.

C’est pour cela qu’on ne se contente pas de soigner le poignet. Kinésithérapie, reprise de la marche, et de l’aide à la maison pendant quelques semaines : c’est cela qui évite la deuxième chute.

Les aides que la chute ouvre

Si votre mère est classée GIR 1 à 4, l’APA finance une partie des heures d’aide à domicile. Voici les plafonds mensuels du plan d’aide, revalorisés au 1er janvier 2026.

2 080,33 €
par mois au maximum, GIR 1
1 682,30 €
par mois au maximum, GIR 2
1 215,99 €
par mois au maximum, GIR 3
811,52 €
par mois au maximum, GIR 4

Ce plafond n’est pas un chèque : le département finance un plan d’aide, et votre mère participe selon ses revenus. Aucune participation en dessous de 933,89 € par mois de revenus.

S’ajoute le crédit d’impôt de 50 % sur les services à la personne, dans la limite de 12 000 € de dépenses par an. Il est versé même quand le foyer n’est pas imposable.

En GIR 5 ou 6, l’APA n’est pas due, mais la caisse de retraite peut financer une aide ménagère. Demandez à sa caisse.

Et si elle ne peut plus rester seule

C’est la vraie question, et elle se pose souvent trois jours après la chute. Il y a quatre routes, et une seule dépend de l’argent.

  • Aide à domicile renforcée : deux à quatre heures par jour, portage de repas, téléassistance. La solution la plus fréquente après une première chute.
  • Résidence senior : un logement à elle, avec une présence et des services. Pour quelqu’un qui marche encore.
  • Maison de retraite, ou EHPAD : quand la surveillance doit être permanente.
  • Habitat partagé, accueil de jour : des formules locales, utiles quand la solitude est le vrai problème.

Vous n’avez pas à choisir seule ce soir, et surtout pas dans le couloir des urgences. Racontez la situation à Zeni : vous aurez un plan écrit, avec les prix de votre secteur et les démarches dans l’ordre.

Les questions qu’on nous pose

Faut-il appeler le 15 pour une chute sans blessure visible ?

Oui si elle a perdu connaissance, si elle est confuse, si elle ne peut pas se relever, si elle a mal à la poitrine ou si elle prend un anticoagulant et s’est cogné la tête. Sinon, elle doit être vue par son médecin dans les 48 heures.

Quelle aide financière après une chute ?

L’APA à domicile si votre proche est classé GIR 1 à 4 : jusqu’à 811,52 € par mois en GIR 4 et 1 682,30 € en GIR 2, au 1er janvier 2026. Plus le crédit d’impôt de 50 % sur les services à la personne, dans la limite de 12 000 € par an.

Combien de temps pour obtenir l’APA ?

La demande se dépose auprès du conseil départemental, qui envoie une équipe évaluer l’autonomie à domicile. En cas d’urgence, le département peut accorder l’APA à titre provisoire sans attendre l’évaluation complète : demandez-le explicitement.

Zeni

Racontez-moi ce qui se passe.

Cette page répond à une question. Votre situation en pose dix. Écrivez-la avec vos mots : vous aurez un plan écrit en quelques minutes, gratuitement et sans compte.

Si votre proche est en danger maintenant, appelez le 15 ou le 112 avant de me parler.

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sources

Chiffres vérifiés en septembre 2026. Les montants sont ceux publiés par l’administration française, jamais arrondis en notre faveur.